Guide
Qui a payé quoi, sans relancer personne
Ce que ça compte
Le principe tient en trois lignes. Chacun note ce qu’il a mis, au moment où il le met. L’addition se fait toute seule. À la fin, une seule phrase : voilà le total, voilà le montant par personne, voilà qui doit combien à qui.
Noter sur le moment est la seule règle qui compte. Trois jours après, plus personne ne sait qui a payé les courses, qui a mis le taxi et qui a rajouté deux bouteilles en route. Le montant existe encore ; la mémoire, non.
Une seule unité, le montant par personne. Additionner tout et diviser est presque toujours plus juste que d’essayer de rattacher chaque euro à chaque estomac. Le compte au centime entre amis coûte plus cher en discussions qu’il ne rapporte, et il transforme une soirée en note de frais.
On solde après, en une fois. Demander de l’argent avant la soirée transforme une invitation en billetterie. Et une relance suffit : si quelqu’un tarde, c’est presque toujours parce qu’il a oublié, pas parce qu’il refuse.
Aucun montant ne transite, aucune commission
C’est le point à comprendre avant tout le reste : la cagnotte d’AmidAmi compte, elle ne paie pas.
Aucun euro ne passe par nous. Aucune carte bancaire ne nous est confiée. Aucune commission n’est prélevée, ni sur le total, ni sur un virement, ni sous forme de « frais de service ». L’argent circule entre vous, par les moyens que vous utilisez déjà — virement, espèces, ce que vous voulez.
Ce n’est pas une limitation qu’on finira par lever discrètement : c’est ce que le produit fait. Une cagnotte qui encaisse est un service financier, avec des frais, des délais de reversement et une raison de te pousser à l’utiliser. Un compteur n’a aucune de ces trois choses, et c’est exactement pour ça qu’il est plus honnête.
Corollaire à dire aussi : AmidAmi ne peut donc pas garantir qu’on te rembourse. Elle rend le montant visible et incontestable, ce qui règle le vrai problème dans la quasi totalité des cas — mais elle ne remplace pas la confiance entre les gens qui étaient à la soirée.
Pourquoi c’est dans la soirée, et pas dans une autre app
Les comptes d’une soirée ne sont pas un objet séparé : ils sont faits des mêmes personnes que la liste des invités, des mêmes courses que la liste de ce qu’on apporte, du même taxi que le trajet du retour.
Quand les comptes vivent ailleurs, il faut recréer le groupe, réinviter les mêmes gens, et vérifier que celui qui n’est finalement pas venu n’y est plus. Trois occasions de se tromper, et une application de plus à ouvrir pour une soirée qui dure quatre heures.
Quand ils vivent dans la fiche, ils partagent la liste des présents. Celui qui a répondu « je viens pas » ne compte pas dans la division, sans que personne ait à y penser.
Tricount, Splitwise, et quand ils sont mieux
Tricount et Splitwise font ça très bien depuis longtemps, et il y a des cas où ils sont le bon outil. Honnêtement :
- Un voyage de deux semaines à six. Des dizaines de dépenses, des devises, des parts inégales, des remboursements croisés à démêler. C’est leur métier, et ce n’est pas le nôtre.
- Une colocation, un compte qui court toute l’année. Il n’y a pas d’« événement » : il y a un solde permanent entre les mêmes personnes.
- Des parts inégales à la ligne. Trois personnes sur cinq partagent le taxi, deux sur cinq le vin. Leur modèle le fait ; le nôtre divise par les présents.
- Des gens qui n’ont pas AmidAmi et ne l’installeront pas. Le lien d’une soirée permet de voir et de répondre, mais si le groupe entier vit ailleurs, il n’y a aucune raison de le déplacer.
Ce qu’AmidAmi apporte, c’est de ne rien avoir à recréer : la soirée existe déjà, avec ses invités et leurs réponses. Pour une soirée entre amis — cinq ou six dépenses, un seul soir, les mêmes personnes que la liste des présents — c’est une application de moins à ouvrir, et un groupe de moins à monter.
Dans AmidAmi
Le compte vit dans la fiche de la soirée, sous la liste de ce qu’on apporte. Chacun note ce qu’il a mis, l’app additionne et affiche le montant par personne. Le lendemain, le récap le rappelle à côté des photos, une fois, sans relance.